Le diagramme de Hubble

et les SuperNovae en DG

 

Distance lumineuse: dL

La luminosité apparente d'un objet dépend bien entendu de la quantité d'énergie lumineuse qu'il émet, sa luminosité absolue et de la distance à laquelle il se situe. On peut donc mathématiquement déduire de la mesure de sa luminosité apparente, connaissant sa luminosité absolue la distance d'un objet. La distance ainsi obtenue est appelée distance lumineuse. La luminosité absolue de certaines explosions d'étoiles, les Supernovae de type IA, est suffisamment bien connue pour évaluer ainsi précisément la distance lumineuse de ces objets sur une échelle cosmologique s'étendant jusqu'à plusieurs milliards d'années lumière.

Redshift: z

La longueur d'onde des photons émis par un atome dans une Supernova lointaine se dilate ou se contracte au cours du temps durant leur voyage jusqu'à nous différemment de celle des photons que le même type d'atome émet sur terre. C'est pourquoi, on observe un décalage entre les longueurs d'onde de ces photons. C'est un redshift: décalage vers les grandes longueurs d'onde des photons qui se propagent. 

Le test de Hubble: 

Les deux grandeurs mesurées dLet  z sont reliées par une fonction mathématique dépendantes de paramètres. Un ajustement de cette fonction aux données permet d'extraire ces paramètres.

Le test de Hubble du modèle standard: RG+matière noire+énergie noire 

Dans le cadre du modèle standard le diagramme de Hubble permet d'habitude d'extraire trois paramètres cosmologiques: la courbure spatiale de l'univers, la densité de matière qui décélère l'expansion et la densité d'énergie noire qui accélère l'expansion. Energie noire et matière noire sont ici de véritables épicycles car:

- Ces ingrédients ont été ajoutés ad hoc, historiquement au fur et à mesure que des anomalies très inattendues ont été observées. Exemple: la densité de matière nécessaire pour faire tourner les galaxies est bien supérieure à celle qui est visible dans les galaxies. Il faut donc faire intervenir une hypothétique matière noire : le premier épicycle. D'un point de vue de physique fondamentale la nature de l'énergie noire, le deuxième épicycle, est complètement énigmatique. L'univers est spatialement plat ce dont on ne pourra rendre compte qu'en introduisant un troisième épicycle: la théorie de l'inflation.

- Ces ingrédients ne sont pas compris car ne sont pas annoncés par des théories elles-mêmes non épicycliques 

- Les grandeurs associées à ces ingrédients ne sont pas prédites et sont introduites sous la forme de paramètres libres ajustables.

De plus les valeurs prises posent des question qui demeurent sans réponse: Une coïncidence miraculeuse se produit: les deux derniers paramètres qui en principe n'ont rien à voir l'un avec l'autre sont du même ordre de grandeur. Celle-ci se double d'une coïncidence temporelle: ce n'est que tout récemment que par ses effets le deuxième a pris le dessus sur le premier: on parle d'accélération récente de l'univers.

Le test de Hubble de DG ?

Les observations semblent pour le moment se situer à mi chemin de deux scénarios extrêmes possibles en DG : un univers en accélération constante a(t) ~ t2 et un univers décéléré en a(t) ~ t2/3. Si l'univers a oscillé entre ces deux régimes il est difficile de prédire le régime moyen, mais si l'un des deux a été le régime dominant on devrait être proche de l'un de ses deux régimes.  Avec les données les plus complètes de Supernovae de 2008 on obtient le contour dans le plan: normalisation en abcisse, b0=alpha en ordonnée qui donne alpha=1.52+-0.11  mais les derniers progrès de la collaboration SNLS semblent indiquer qu'alpha sera nettement revu à la hausse. Mais de possibles effets d'évolution en rapport avec la physique des discontinuités devront être soigneusement considérés.