Conséquences de l'effet Pioneer



Les conséquences que j'ai commencé à explorer depuis plusieurs années concernent tous les effets que l'on peut attendre de l'existence de discontinuités de la gravitation en particulier dans le système solaire et dans les expériences dites de fusion froide. Cette page est une discussion prolongeant mon premier tour d'horizon sur les conséquences de l'effet Pioneer toujours en ligne ici et que je conseille de consulter en premier lieu.

J'y ai expliqué que les discontinuités dérivent au cours de temps en se propageant perpendiculairement aux equipotentielles gravitationnelles. Une coincidence remarquable qui m'avait impressionné est que le temps de parcours du puits de potentiel solaire est exactement aussi celui de la periode de precession des equinoxes i.e. à peu près 26000 ans. Il etait donc tentant d'imaginer un cycle de parcours du puits de potentiel solaire qui serait aussi celui de parcours de la majorité des potentiels stellaires jusqu'au potentiel de surface pour la majorité des étoiles. Cependant les potentiels individuels des etoiles même proche de leur surface ne sont pas les potentiels dominants. Le potentiel dominant est celui qui explique les vitesses des amas de galaxies et on s'attend à ce que dans le système solaire il soit pratiquement uniforme et plusieurs fois supérieur au potentiel de surface de notre étoile. La découverte par Opéra de l'anomalie des neutrinos supraluminiques permet même de préciser quel doit être ce potentiel total pour expliquer la vitesse mesurée des neutrinos. On trouve qu'il doit être à peu près 6.1 fois le potentiel de surface adimentionnel du soleil soit 1.25 10-5 . Le cycle de parcours par la discontinuité de 26000 ans revenait à accorder un rôle privilégié aux puits de potentiel individuels des étoiles. Si on ne le faisait pas et considérait le potentiel total on aboutirait plutot à des cycles de près de 160000 ans voir beaucoup plus si l'on veut parcourir les puits de potentiels des objets compacts.

D'après l'observation d'Opera la discontinuité pourait bien avoir une différence de potentiel correspondant au potentiel gravitationnel total et non seulement le potentiel solaire au large du soleil ou nous nous trouvons. Par conséquent, cette ddp serait colossale partout ou la discontinuité pourrait se trouver dans le système solaire et n'accélèrerait pas les nucléons à 5eV au voisinage de la terre mais plutot à près de 20keV soit près de 250 millions de degrés K: c'est la température qui devrait régner à l'interieur des foudres en boules si celles-ci ne se refroidissaient pas alors extrêmement rapidement par rayonnement essentiellement X. Cette hypothèse des foudres en boule ultra chaude est celle que je veux explorer ici. Dans ce cas, les électrons 2000 fois plus legers sont accélérés à une énergie 2000 fois moindre de celle des nucléons mais ces electrons relativement froids dès qu'ils interagissent avec les nucleons acquierent des énergies leur permettant de s'echapper de la foudre en boule alors que les nucleons refroidis sont piégés par le pdp sphérique. C'est ainsi que la foudre en boule pourrait garder une charge nette positive (les noyaux positifs sont plus abondants que les electrons dans le plasma) et se stabiliser malgré les forces electrostatiques qui en permanence tendent à restaurer la neutralité.

Le bonus principal de cette nouvelle hypothèse sur les conditions regnant au coeur des foudres en boule est que grâce à des températures pouvant approcher celles du coeur du soleil ou d'ITER mais à des densités incomparablement plus grandes, celle de l'air à pression atmospherique ou de la matière condensée en fonction du milieu que traverse la foudre en boule, les pressions y sont colossales. Le libre parcours moyen de tout noyau, electron, ou photon jusqu'à des énergies de plusieurs MeV (correspondant au cas où ces particules seraient produites par des processus nucléaires) est tellement faible que même dans une microfoudre en boule toutes les particules sont thermalisées bien avant de pouvoir eventuellement s'en echapper  (il suffit de savoir que dans ITER à des températures comparables et densités de centaines de particules /cm^3 le libre parcours moyen est de 10km pour imaginer le ridiculement faible libre parcours moyen à des densités usuelles de la matière condensée aux mêmes températures) : au final la micro foudre en boule chaude rayonne essentiellement dans le domaine des X et les macro foudres en boules en se refoidissant rapidement relativement à leur durée de vie qui est de plusieurs secondes, sont rapidement observées brillant dans le visible.

Ce contexte est extrêmement favorable pour expliquer les processus de fusion dite "froide", mal nommés car les réactions nucléaires s'y produisent gràce à des températures et pressions tout à fait suffisantes pour les entretenir à des taux incomparables avec ce qui est réalisé dans les plasmas de Tokamaks. POurtant parmis les particules de haute énergie produites il semble que seuls les neutrons puissent à priori être détectés à l'exterieur, l'extrême majorité des autres étant thermalisées quasi instantanément. Ce qu'il faudrait pour expliquer l'absence d'un flux de neutrons de hautes énergies (à confirmer par le calcul) c'est que les conditions de pression soient telles dans les mlbs que les réactions nucléaires s'y produisent en général à N-corps avec N très superieur à 2 , en faisant des processus essentiellement aneutroniques pouvant produire tout un spectre de noyaux mais sans neutrons de haute énergie. S'expliqueraient ainsi des dégagements de chaleur extrêmement importants mais avec de très faibles flux de rayonnements alpha, beta et gamma et neutrons. Affaire à suivre. Il n'est pas certain que cette piste doivent être retenue car les mlbs froides expliquaient bien plus simplement tous les dégagements de chaleur sans rayonnements alpha, beta , gamma et neutrons l'essentiel de l'énergie calorifique qu'elles delivrent n'etant pas d'origine nucléaire.

Reste à réenvisager la destruction des 90000 tonnes de béton de chaque tour du WTC par de telles micro foudres en boule, mlbs, ultra chaudes. Dans le cas des mlbs froides de plusieurs dizaines de milliers de Kelvin, celles - ci pouvaient détruire le béton en s'y propageant et en fondant le matériau sur leur passage mais n'ayant pas le temps de se refroidir sur leur courte durée de vie, elles ne pouvaient chauffer le milieu externe que lors d'une explosion finale délivrant du materiau à une température de milliers de Kelvin au coeur du béton ou de l'acier (lorsqu'elles n'explosent pas le materiau s'echappant des mlbs est sinon instantanément refroidi à température ambiante). Dans le cas des mlbs ultra chaudes, celles-ci delivreraient l'essentiel de leur colossale energie calorifique sous forme de rayons X au milieu environnant, et auraient détruit le béton essentiellement sous l'effet de la chaleur: plus difficile dans ce cas de comprendre pourquoi le nuage de poussière et débris n'a pas été porté à une température colossale et  n'a pas calciné tous les habitants de Manhattan le 11/9...

Si l'hypothèse des mlbs ultra chaudes méritait d'être explorée c'est parcequ'elles permettent d'expliquer plus simplement à priori les anomalies isotopiques et la production d'helium à partir de Deuterium dans de nombreuses expériences, puisque les températures qui y règnent peuvent suffire à déclencher des processus nucléaires. Dans le cas des mlbs "froides" de quelques milliers de Kelvin seulement je devais postuler une modification des constantes de couplage et/ou des masses des particules au voisinage des discontinuités donc à l'interieur des mlbs pour espérer le même résultat... Une solution simple à toutes ces questions serait d'envisager la production des deux types de mlbs, les mlbs ultrachaudes etant plus difficiles (exigeant des décharges de densités de courant bien supérieures) à obtenir donc en général beaucoup plus rares.

Des experiences tentant de reproduire les résultats de l'E-cat de Rossi se poursuivent et pourraient confirmer mon intuition première selon laquelle de la simple poudre de matériau  magnétique proche de son point de Curie et en présence d'hydrogène pourrait  produire de l'énergie  (les matériaux magnetiques piègent et stabilisent les micro foudres en boule et ces mlbs sont plus libres de se promener dans les interstices du métal et d'y rencontrer du nouveau combustible lorsque la température se rapproche du point de démagnétisation (point de Curie)).