Foire Aux Questions - Correspondance
Cette page est dédiée aux questions qui m'ont été posées par mail et qui témoignent d'un manque d'explication par rapport aux arguments avancés dans les pages précédentes.
L'énergie de fracturation du béton
Cette énergie de fracturation du
béton est vraiment un sujet qui intrigue beaucoup les lecteurs. Hervé et Mathieu, entre autres,
m'ont fait part de leurs questions ou de leurs doutes...
Certaines interrogations sont d'ailleurs très pertinentes et
c’est vrai que la physique mise en jeu est encore mal
maîtrisée car ce sont là des questions qui ont
été très peu traitées dans le
passé…
Suffisamment maîtrisée pour pouvoir conclure sans ambiguité à l'impossibilité de la pulvérisation du béton du WTC
Ainsi, à force de muscapédication, les conspirationnistes poussent les scientifiques dans leurs derniers retranchements sur des sujets encore mal cernés :-) … Cela explique pourquoi les derniers modèles, sortis 7 ans après la catastrophe commencent à peine à coller à peu près à la réalité. Je parle ici des modèles énergétiques car pour ce qui est de l’amorce de l’effondrement, après un minimum d'études sur la structure du bâtiment, les spécialistes ont su rapidement quelles avaient été les causes…Pourquoi le NIST a t'il mis 3 ans pour WTC1&2, 7 ans pour WTC7 à produire des réponses qui ne satisfont que les croyants adeptes de la thèse conspirationiste officielle ?
Mais avant d'entrer dans le détail d'explications plus techniques, je ferai dans un premier temps un simple appel au bon sens...
Si nous supposons que l’énergie développée par l’effondrement n'a pas été suffisante pour pulvériser le béton c’est que des explosifs ont été mis en œuvre. Imaginons donc 30 secondes le chantier...
Pour avoir de l’efficacité, l’explosif doit être mis au cœur du béton, et non contre, car les plaques en acier sur lesquelles il a été coulé l’auraient partiellement protégé… Cela veut dire qu’il faudrait faire tout un criblage par des perçages réguliers sur l'ensemble de la surface pour loger les charges, le tout sur 110 étages de 4000 m²… et ce dans les faux plafonds…
Ceci suppose l'usage d'explosifs conventionnels exclus au WTC ce qui est évidemment exclu. Des bombes non nucléaires les plus puissantes qui existent, des thermobariques ont été utilisés...
sans que personne ne s’en aperçoive…probablement une par étage a suffi (cf www.darksideofgravity.com/ppt AE911.pdf) avec les systèmes de mise à feu… des kilomètres de fils… et des centaines de détonateurs !!! Le sans fil ca marche bien de nos jours !!
Mais au fait pourquoi faire ? Après avoir déjà prévu un avion et de la thermite (!) pour couper les colonnes et assurer la chute des tours, cela suffirait à créer l’émotion souhaitée, non ? Que les gens soient désintégrés dans l’effondrement ou écrabouillés entre deux dalles de béton c’est la même chose, non ?
C’est prendre des risques considérables, pour rien, que de mettre en place un tel réseau d'explosifs !
L'objectif était de produire le traumatisme maximum sur la population (pour justifier la guerre, le Patriot Act ) , d'aboutir à un champ de ruine le plus circonscrit possible (un effondrement livré à lui même aurait conduit à un basculement d'une partie des tours dans New York) que l'on puisse boucler et qui permettrait de contrôler l'accès à des éléments compromettants (boites noires, preuves d'utilisation de thermate etc). L'objectif était aussi probablement d'éliminer toutes sortes d'opposants, rivaux, contestataires en s'assurant de leur présence dans les tours le jour J: c'est un coup d'état du même type que l'incendie du Reichtag.
D'ailleurs, vu la taille du chantier, n'importe quel artificier vous dira que c'est quasiment impossible à réaliser : ils ne sont pas capables de gérer les microretards de déclenchement des explosions au-delà de quelques dizaines d'étage.
C'est la technologie militaire des thermobariques qui a permis de rendre le plan réalisable et aussi sûr que possible. Il était tout à fait impossible de placer des charges sur les colonnes exterieures inaccessibles. Il a fallu donc les souffler à distance ce que seul un explosif de type fuel air permet.
Dans la théorie du complot, l’idée qu’on ait pu faire « exploser » le béton est donc pour moi encore plus invraisemblable que la thermite. Il n’y avait vraiment aucun intérêt logique à une telle action sauf à risquer de se faire pincer en train de placer les explosifs ou de laisser des traces supplémentaires : charges non explosées, câblages de mise à feu résiduels, etc…
Aucune trace chimique avec des thermobariques à hydrogène. pas de boule de feu non feu. Nombre minimal de bombes à installer par un petit nombre de militaires entrainés le week end avant le 11/9. Enjeu stratégique et géopolitique colossal justifiant la prise de risque minime compte tenu du fait que les médias sont parfaitement contrôlés et que des lois liberticides au nom de la lutte anti-terroriste sont prêtes pour rentrer en application juste après le 11/9: le Patriot Act!...
Sans parler des explosions : quand on connaît le bruit créé lors d’une DC pour saper une poignée d’éléments et ce après désossage complet du bâtiment (un chantier de plusieurs semaines), je n’ose même pas imaginer pour pulvériser 100 000 tonnes de béton !!!
La réponse plus haut! les pulses de thermobariques sont prolongés et nettement moins piqués que ceux des explosifs conventionnels: effet de grondement continu d'explosions!
Un calcul réalisé
sur le site debunking911 montre que pour atteindre la même énergie que
l’énergie potentielle d’une tour, il aurait fallu 212 tonnes de TNT… Donc si
l’énergie gravitationnelle n’a pas pu pulvériser ce béton, combien en aurait-il
fallu ?? 300, 400 tonnes ?? Ça en fait des semi-remorques... et une sacrée
déflagration !
Pas avec des bombes surpuissantes
qui seules expliquent le degré incroyable de destruction
des tours atteint, notamment la pulvérisation du béton et
de tout ce qu'elles contenaient y compris les être humains
Le simple bon sens, et pas des kilomètres d'équations, amène donc à chercher une explication bien plus réaliste que l'explosif pour pulvériser le béton.
Maintenant, plaçons-nous sur un plan plus 'scientifique'...
Bienvenue à Pataphysics land !
L'énergie de fracturation, ce qu'elle caractérise
L'énergie de fracturation du béton est une notion qui a beaucoup de mal à passer chez les personnes ne connaissant pas bien le matériau
Un premier élément qu'il faut absolument avoir en tête est que le comportement du béton est non symétrique : il résiste très bien en compression, mais très mal en traction.
Cela explique pourquoi vous pourrez casser aisément au marteau une plaque de 1 ou 2 cm d'épaisseur de béton mais pas un bloc de plusieurs centimètres. De la même façon, évaluer l'énergie nécessaire à la pulvérisation d'un béton avec une perceuse est parfaitement stupide car la perceuse travaille justement en compression c'est-à-dire de la pire façon qui soit pour rompre ce matériau.
A quoi voit on qu'une perceuse travaille en compression ? A quoi sait on que les contraintes des chocs sur le béton du WTC étaient en traction? une perceuse travaille le béton par choc répétés: elle fracture donc le béton dans une zone extrêmement localisée. La destruction du béton au WTC sera par chocs également de façon complètement aléatoires...ou est la différence si ce n'est dans l'échelle d'énergie des chocs mise en jeu ? De toute façon on verra plus loin que les conclusions que j'ai tirées à partir de la perceuse peuvent aussi bien être obtenues avec des concasseuses ou broyeuses qui sont optimisées pour concasser ou broyer du béton donc j'espère de la façon la plus efficace possible sinon cela voudrait dire que leurs concepteurs sont des idiots.
Pour fixer un ordre de grandeur, il est
communément admis que le ratio entre la résistance en compression et en traction
est de l'ordre de 10. C'est pour cela qu'on associe acier et béton pour créer du
béton armé.
L’énergie de fracturation utilisée
dans les calculs correspond précisément à l’énergie nécessaire pour fendre un
béton par traction. Comme le béton résiste très mal en traction, cela donne une
énergie très faible.
Il faut également noter que
l’épaisseur dans le sens de l’effort de traction ne joue pas dans ce cas :
imaginez deux cordes de 1 et 2 mètres de long. Si vous voulez les couper en deux
par traction, c’est leur diamètre qui va compter, pas leur longueur. C'est pour
cela qu'on évalue l'énergie par m².
Un autre élément remarquable en
préambule, est qu'un solide soumis à de la compression (ou de la flexion) peut
développer des contraintes de traction. C’est le principe qui est utilisé dans
l’essai 'brésilien' pratiqué sur des éprouvettes de béton cylindriques. Nous le
détaillerons dans le paragraphe juste en dessous.
C'est pourquoi un effort de compression dans le cas d'une perceuse comme d'une broyeuse comme d'un choc au WTC peut induire une composante en traction permettant la fracture mais il est évident que le rendement aurait été bien meilleur si on pouvait controler toutes les contraintes et les exercer directement en traction ce qui est loin d'être le cas dans chacun des exemples cités. il faut donc s'attendre à une grande inefficacité ou faible rendement de l'énergie mécanique délivrée au matériau sous forme de chocs dans tous les cas.
La méthode utilisée pour déterminer
cette énergie de fracturation repose un peu sur le même principe que l’essai mouton : des éprouvettes sont entaillées et on mesure
l'énergie nécessaire à la propagation de la fissure.
La méthode est partiellement décrite
dans la thèse de Fabien Delhomme, déjà donnée en référence. Je vous en propose
un extrait ici.
Extrait de la thèse de Fabien DELHOMME (j'ai mis en gras les passages intéressants) :
Le béton, comme la pierre, et beaucoup d’autres matériaux, présente un mécanisme de fissuration différent de celui des métaux lors d’un mode de rupture par traction (mode I). Ils sont caractérisés par une zone de propagation de la fracture (« Fracture Process Zone : FPZ ») dans laquelle le matériau est soumis à de légers dommages [HIL, 76] [MOM, 03]. Dans l’acier, un matériau ductile, cette zone est quasiment inexistante car la zone endommagée passe directement d’un état élastique à un état plastique. En revanche, dans le cas du béton l’écoulement plastique est quasiment inexistant et la zone non linéaire est entièrement décrite par une FPZ : ce sont des matériaux quasi-fragiles [BOR, 96] [BOR, 02]. La figure IV.18 décrit un mécanisme de propagation d’une fissure dans un matériau tel que le béton.
« GF », correspondant à l’aire totale sous la courbe contrainte-ouverture de fissure (J.m-2), représente l’énergie totale dissipée par mètre carré de plan de fissuration lorsque les deux surfaces fissurées sont complètement séparées en un point donné.
(Pour l'anecdote, l'un des rapporteurs
de la thèse, Jacky Mazars, est un des plus éminents experts
français en
matière d'étude de l'endommagement du béton)
Les deux formulations sont comparées dans la thèse, elles donnent des ordres de grandeur identiques. Ainsi l'énergie de fracturation est fonction de plusieurs paramètres : diamètre du plus gros granulat, résistance à la compression du béton, type de granulat et proportion de l'eau par rapport au ciment.
Tout cela confirme bien que l'énergie mécanique doit être délivrée de façon idéale (contraintes d'allongement longitudinal) pour être efficacement utilisée à fracturer. dans tous les cas précédemment évoqués des pertes importantes sous forme de chaleur et des faibles rendement sont à prévoir. Il sera parfaitement stupide ou de la tromperie délibérée de ne pas tenir compte de ces très faibles rendements!
Par rapport à 100 J (béton normal), 45 J n’est donc pas irréaliste vu le béton considéré.
La taille des granulats ne joue-t-elle pas un rôle dans cette énergie ?
Cette question m'a été posée par Mathieu qui soupçonnait un comportement différent du matériau béton suivant si l'on s'intéresse à la pâte cimentaire ou au granulat (comportement hétérogène).
Pour mon explication, je prendrai l'exemple de l'essai de fendage brésilien (6.6.2 là) où une rupture verticale nette s'opère traduisant une mise en traction du béton. En effet, bien que le cylindre soit sollicitée en compression, il est facile de montrer que la direction perpendiculaire à l’axe de compression est soumise à une contrainte de traction. La démonstration fait appel à la mécanique des milieux continus et aux cercles de Mohr.
Oui mais quelle perte de rendement cela induit il ?
La rupture est alors régulière : non
seulement la pâte cimentaire est fendue, mais aussi certains
granulats qui sont cassés nettement (voir photo ci-dessous à
droite).
Dans le cas de granulats roulés
(extraits dans les cours d'eau et ressemblant à des galets) certains peuvent
être décollés (voir la même photo) mais pour ceux qui sont concassés, c'est
l'ensemble des grains situés dans le plan qui se rompent.
L'essai de fendage 'Brésilien'...
Cela montre que les
résistances en traction de la matrice (les granulats) ou du liant (le ciment)
sont de valeur équivalente. Non démontré et d'ailleurs ca m'étonnerait beaucoup Dans la formule de Bazant ci-dessus,
il est tenu compte du type de granulats qui peut améliorer l'adhérence
liant/matrice.
Ce comportement voisin justifie qu’on ne tienne pas compte de l’effet d’échelle pour la fracturation de l’éprouvette de 8,7 cm.
A petite echelle on est obligé de pulvériser des cailloux alors qu'à grande échelle on est juste obligé de les décoller du liant: celui qui me fera croire que cela n'induit pas une énergie de fracturation moyenne plus grande à petite échelle n'est pas encore né !
Que celui qui a déja vu un caillou jeté du haut d'une falaise (les granulats sont de tels cailloux) se pulvériser au sol (j'ai recu de la poudre du WTC : c'est un peu moins fin que de la farine mais guère de beaucoup) lève la main !
A quoi peut-on comparer cette énergie ?
Hervé, qui est spécialiste de balistique, m'a proposé une comparaison avec les dégâts provoqués par des armes de guerre sur le béton. Les énergies des projectiles tirés par ces armes (Kalachnikov par exemple) sont de l'ordre de 2000 joules : les vitesses d'éjection peuvent atteindre mach 3 pour des balles de 7 à 8 grammes environ ! C'est vrai que cela peut laisser songeur par rapport à la valeur de 885 J/kg pour pulvériser le kilo de béton...
Mais il reconnaît lui même que cette comparaison n'est pas forcément pertinente en raison d'éclats, de projections et de forts échauffements. Il propose par contre une analogie plus intéressante entre l'effondrement des tours et un gigantesque concasseur... C'est aussi une comparaison que m'a proposée Mathieu avec deux liens d'articles à consulter : http://www.b-i-m.de/public/ibac/mueller.htmh et ttp://www.elorantaassoc.com/eob97.htm.
Dans le premier, on peut lire que l’’impact crusher’ (un concasseur) travaille à 1,5kWh/tonne soit 5400 J/kg de béton. Mais cette énergie est requise pour fracturer les bétons aux alentours de 2 mm, pas 100 µm.
Dans le deuxième, on apprend qu'une fracturation à 60 µm nécessite près de 22 kWh/tonne soit 79200 J/kg. En associant la formule proposée dans cet article et l’’impact crusher’, nous arrivons à 52000 J/kg pour des particules de 100 µm.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cette énergie est la puissance électrique consommée par les appareils de concassage et qu'elle est très inférieure à l'énergie réelle utilisée pour fragmenter le matériau, le rapport entre les deux définissant le rendement de l'appareil
Voilà l'Erreur fatale pour Greening and co: le rendement électrique des appareils est en général bon! l'essentiel de la puissance electrique se traduit donc bien par de la puissance mécanique délivrée au matériau. le problème c'est qu'une tres faible fraction de cette puissance mécanique elle même contribue à fracturer. C'est la que se situe la perte de rendement: l'essentiel de la puissance mécanique est transformée en chaleur qui chauffe toutes les parties mécaniques soumises aux contraintes mécaniques! De la même façon au WTC une tres faible fraction de la puissance mécanique fracture effectivement , l'essentiel ne sert qu'à chaufferEn fait, l'énergie utile fournie au matériau pour son broyage mécanique est assez ridicule par rapport à la puissance de l'appareil et d'autant plus faible que le matériau est fin. Vous pourrez le lire sur cet article des Techniques de l'ingénieur. L'exemple d'un broyeur à boulets est donné, avec une énergie allant jusqu'à 36000 J/kg suivant le matériau pour des particiles de 100 µm, mais dont le rendement n'est que de... 2,7 % !
Autrement dit lorsque 36000 J sont bien délivrés mécaniquement seulement 970J contribuent à fracturer
le reste n'est pas de l'echauffement electrique comme le prouve l'article:
ces echauffements sont directement liés aux contraintes mécaniques s'exercant sur le matériau à concasser ou pulvériser.
Tout cela confirme ce qui etait parfaitement prévisible et que j'avais expliqué depuis belle lurette: une plaque de béton tombant de 200m de haut n'est pas pulvérisée mais se casse en morceaux: le rendement d'un effondrement gravitationnel pour produire la pulvérisation est sans aucun doute ridicule: beaucoup moins que 2.7% ...prétendre le contraire releverait de la pataphysique domaine dans lequel je dois avouer mon incompétence.
Si nous prenons 2,7 % de 36000 J, nous sommes à 970 J/kg mais il est très difficile et pour le moins aléatoire d'interpréter ces chiffres.
Il est par contre trivial d'en conclure que le WTC n'étant pas une machine optimisée pour concasser ou pulvériser, il aurait fallu beaucoup plus que 36000J par kilo de béton à pulvériser d'énergie potentielle initiale pour esperer obtenir cette pulvérisation : sans doute plusieurs dizaines de fois l'énergie potentielle disponible.
Rappelons pour finir qu'au WTC l'energie gravitationnelle n'a pas vraiment l'occasion de jouer comme elle aurait pu dans un effondrement gravitationnel car les explosifs pulvérisent et dispersent à grande distance et en fines particules le béton des salles avant que celles-ci ne subissent de collision comme les videos et le champ de débris en témoignent (pas de béton concentré au pied des tours!)
La taille des
particules
Bien sûr, plus la taille des
particules à générer est petite, plus l'énergie nécessaire est importante.
Il m'a été reproché de prendre 100
µm pour le calcul énergétique (grossier)
que j'ai présenté, en me renvoyant sur une étude qui a été faite de la toxicité des résidus sur la zone du WTC. La médiane des
tailles de particules pour ces échantillons se situe autour de 50 µm.
On n'est vraiment pas à ca pres!
J'objecterai d ’abord, et c’est très simple à comprendre, que les lieux de prélèvement étaient loin des tours, tous situés entre 100 et 300 m. Il est donc normal qu’on ait trouvé à ces endroits-là les particules les plus volatiles, donc les plus fines. Les éléments plus lourds, pulvérisés plus grossièrement, sont au contraire restés au cœur de l’effondrement et au milieu des décombres. Pour l’instant je n’ai pas d’indication concernant une étude sur ces éléments là… Pourtant il y en avait.
Que dire alors de toute la poussière qui s'est déposée au delà de 300m? Regardez les slides et l'extension du nuage de poussière dans NY!Ensuite, dans ces particules, il n’y avait pas que du béton, mais aussi du plâtre (Gypsum) ou du flocage de protection incendie qui sont bien sûr beaucoup plus « tendres » que le béton…
le béton est largement prédominant en masse
La valeur de 100 µm prise comme valeur moyenne pour le béton n’est dons pas à mon sens irréaliste…
surement largement surestimée pour les raisons expliquées ci dessus mais on n'est même pas à ca près pour conclure que...
D’aucuns la trouvent d’ailleurs bien trop pénalisante… Je reconnais que c’est un peu arbitraire mais on ne peut pas non plus prétendre que ce qui a été prélevé à 200 m du lieu de l’effondrement est représentatif des particules de béton dans leur ensemble… C’est scientifiquement absurde et surtout très loin de rendre compte de la réalité.
Lorsque j’écris l'hypothèse que TOUT le béton a été fracturé en particules de 100 µm, je suis donc extrêmement sévère dans mon choix.
Malgré cela, l'énergie potentielle est largement suffisante pour expliquer la pulvérisation du béton.
...l'énergie était et de façon évidente complètement insuffisante (100X? 1000X?) pour expliquer le degré de pulvérisation du béton observé et que l'analyse de bastison .net qui ne tient même pas compte des considérations de rendement ou d'efficacité relève de la pataphysique pure et simple! qu'on se le dise!
Ajout : quelques vues des décombres laissant apparaître un béton fracturé et non pulvérisé...
Si c'est la tout ce que l'auteur peut nous montrer de béton entier alors que chaque tour représentait 90000 tonnes de béton (1/3 de la masse totale), on ne peut rêver meilleure confirmation du fait que conformément au témoignage des déblayeurs sur le site, il y avait très peu de béton en morceaux sur le site : essentiellement de la poussière et de l'acier (ne pas confondre les empilements de colonnes d'acier avec des empilements de dalles de béton svp ). Remarque: l' anomalie de la pulvérisaion serait déjà énorme même si n'avait été pulvérisé que 50% du béton !
Commentaires de F. Henry-Couannier
Je vais répondre ici aux commentaires et critiques formulés par F. Henry-Couannier sur son site...
Chouette! un paragraphe rien que pour moi ! :-)
En préambule, je souhaite souligner que je ferai abstraction des propos grossiers et scatologiques dont il est coutumier. Les plus curieux pourront aller lire sur son site et le forum de zététique quelques exemples gratinés. Je ne mettrai pas non plus en avant sa suffisance et son ton péremptoire, chacun pourra juger…
Oui à chacun de juger, voyez en premier lieu quels termes insultants sur ce forum Zététiqueun certain René traitait de ce que j'expose dans mes pages.
Pour ce qui est de la suffisance au moins je reconnais que je n'arrive pas à la cheville de l'auteur de bastison.net.
De cette longue diatribe (plus de 40 pages une fois imprimée) que retenir ? Je ferai ressortir trois points importants.
1) Rien de nouveau sous le
soleil de Marseille
Tout au long de cette page
interminable, le lecteur n’a droit à aucun élément nouveau, seulement des
affirmations qui ne s’appuient sur aucune preuve vérifiable.
La seule chose qui intéresse F. H.-C.
c’est la thermate et les thermobariques… On sent bien que ça devient
obsessionnel ! Malheureusement ce n’est pas en sautant nerveusement à pieds
joints et en criant 'thermate' et 'thermobarique' à qui veut l’entendre qu'il
convaincra les scientifiques dignes de ce nom...
Pour la thermate, par exemple, il s’appuie sur les résultats de la Fema et Jones qui ont trouvé des traces de sulfuration sur l’acier du WTC… Le problème, c’est qu’au lieu de chercher comment l’énorme quantité de plâtre en suspension dans l’air et dans les décombres aurait pu interagir avec de l'acier à haute température (et pas nécessairement en fusion), on conclut tout de go que c’est de la thermate et pas autre chose !…
Contrairement à ce qu'affirme l'auteur j'ai cherché et je n'ai rien lu de convaincant la dessus de la part de ceux qui prétendent expliquer le phénomène
Affirmations gratuites, conclusions à l’emporte pièce…
C'est cela restons dans le général , ca n'engage à rien
Jones nous avait habitué à cela : d’abord sur la fusion froide, ensuite sur la visite de Jésus après sa résurrection chez les Mayas (une charmante excursion à n'en pas douter), 'démontrée', défense de rire, à partir de l’analyse de... gravures autochtones ! Cela n'étonnera donc personne qu'il trouve de la thermate sur les colonnes du WTC...
Procédé usuel de crédébilisation par amalgame
Ce qui est plus inquiétant, c'est que F. H.-C. lui emboite le pas... et à grand pas !
Pas toujours! j'ai souvent contesté les interprétations de Jones (sauf quand il n'y avait pas lieu de le faire) et toujours essayé de les vérifier indépendemment
En plus, comme si cela ne suffisait pas…
2) Il persiste dans l’erreur
et ne se remet jamais en question
Les erreurs ? il rame fort pour le minimiser (en rouge ce qui est écrit sur son site)...
+ Tour Windsor de Madrid ? la comparaison joue un rôle mineur, pourtant Gage continue
à l’utiliser, notamment dernièrement à Genève !!! F. H.-C. l’a sortie par contre
de son diaporama… c'est tout à son honneur.
+ La photo bidonnée ? Gage n'en aurait eu connaissance qu'après coup, peut être,
mais alors pourquoi ne pas l’avoir dénoncée ? Surtout que vu le style de prise
de vue (souvent face à la caméra) cela tient plus du film de propagande que de
l’interview. J’ai donc du mal à croire qu’il n’a pas participé au montage !!
+ Les vidéos tronquées ? il justifie cela par une
interview limitée dans le temps… ben voyons, alors que les commentaires
sont en arrière-plan, ce n’est pas les deux secondes de l’effondrement initial
qui font changer la face de l’interview !Gage aujourdhui est peut être
menacé et obligé d'intégrer de la désinformation à ces docs pour que
des gens comme vous puissiez ensuite vous déchainer dessus.
+ La pression négative ? Gage veut évidemment parler d'une dépression... Merci,
j’avais compris !! c’était juste pour montrer le degré d’approximation
scientifique de ses interventions…
+ pas de force d’effondrement ? en gros, Gage a raison car pas d'accumulation de débris au centre (pied des tours!!) justification incroyable alors qu’il y avait l'équivalent de plusieurs étages de débris amoncelés si on compte les sous- sols (voir la photo, là, vers la milieu de la page) !!
Quelle incroyable contrevérité alors que tout les experts savent que les piles de débris des bâtiments démolis (qui ont également en général des soussols proportionnés à leur taille) de façon explosive s'élèvent à près de 13% en moyenne de la hauteur initiale des bâtiments, que la pile de débris d'un batiment démoli sans explosif (la tour ABC ) est de 20% de la taille du batiment initial et que dans tous les autres cas de destruction par des effets naturels , le bâtiment est soit couché soit détruit que partiellement, avec une pile de débris bien pus haute encore!
Rien ne peut expliquer la pile de débris du WTC de 3% seulement de la hauteur initiale si ce ne sont des explosions qui ont projetté et dispersé la matière à grande distance!
+ la faible épaisseur des dalles de béton et leur densité pour expliquer la pulvérisation : Détails insignifiants… !!!
Vous
verrez les détails nettement moins insignifiants auxquels j'ai
consacré une diapo dans www.darksideofgravity.com/Collapse_2.pdf
ces dalles de bétons
étaient coulées sur des plaques d'acier en dents de scie
et largement ferraillées ce qui en faisait une structure
composite extrêmement plus résistante à la
fracturation que du simple béton. Demandez vous pourquoi
l'auteur vous a dissimulé ces informations importantes alors que
tout un long chapitre est consacré dans son site au béton.
Plus grave...
* quand un fait le dérange, F. H.-C.
met en doute ou dénigre les travaux de scientifiques qui ont bossé parfois
pendant toute une vie sur le sujet : la fracture de la pâte cimentaire et des
graviers par exemple…
Des articles sont sortis sur le sujet et n’ont rien à
voir avec le 11 septembre… Bien sûr, cela dépend des
granulats, mais on arrive à avoir pour certains bétons des résistances de la
pâte cimentaire supérieures à celle des graviers. (j’ai les articles sous le
coude pour ceux qui souhaitent). En particulier dans le cas du WTC
où on a souhaité utiliser des bétons extrêmement légers,
Mea culpa, j'avais mal interprété ces données qui ne signifient pas que les granulats sont aussi peu résistants que la pate cimentaire mais bien plutot que la pate cimentaire peu
être aussi résistante et même plus que les granulats!! Qu'est ce que c'est résistant le béton!! C'est dingue :-))
il ne serait pas étonnant que les granulats aient eu des résistances bien moindres que les granulats classiques, et donc que le mortier.
* F. H.-C. jette aussi son fiel sur les revues et articles à comité de lecture… C’est justement pour éviter des articles sans aucun fondement comme on peut le voir sur le site de Gage que ce système est utilisé !
J'ai de bonnes raisons de le faire! En particulier sur le 11 septembre, tous les travaux (je dis bien tous!) soutenant la Thèse Officielle ne peuvent le faire qu'en utilisant les approximations débiles de F Greening qui néglige complètement l'efficacité de pulvérisation de l'énergie mécanique disponible au WTC...et cela ne les pas empêchés d'être acceptés pour publication!
3) Malgré tout quelques
points où l’on se rejoint…
Le Pentagone… Il n’y a plus que
les gens de mauvaise foi pour croire encore au missile ou a une bombe...
Je ne sais pas donc je préfère éviter ce sujet: je parierais sur un avion de plus petite taille que le boeing avec peut etre en plus une bombe
F. H-C. utilise sans vergogne les interprétations que j'ai faites sur les 'squibs' pour les arranger à sa sauce...
Plus maintenant car l'idée selon laquelle la surpression, quelque soit son origine, pourrait être guidée par les circulations horizontales et verticales pour ne se manifester finalement que de façon très localisée au centre d'une facade ne tient pas la route: en effet une surpression, comme le son par exemple passe par les moindres ouvertures et contourne les obstacles: elle produirait donc son effet sur toutes les fenêtres (les étages du WTC étant des espaces ouverts) de plusieurs étages: de véritables débris produits par des explosions ont par contre pu être canalisés (dans le sens ou ils ont été arretés dans toutes les autres directions que celle définie par l'orientation du couloir) par les couloirs centraux en platre des étages.
Et même pas un merci avec ça !! :-)))
[Au passage petit debunking (désolé je ne peux pas m'en empêcher...) Effectivement, les surpressions ont été communiquées en aval du front de l'effondrement par les circulations horizontales et verticales. Mais ce n'est bien évidemment pas des pseudo-bariques explosives qui ont créé ces surpressions. Hydrogène ou fioul, peu importe.... on aurait entendu les explosions plusieurs kilomètres à la ronde.
D'ailleurs comment expliquer que les thermobariques remplies de fioul (100, 200... 500 litres par étage ??) feraient plus de dégâts que 30 000 litres de kérosène sur une zone extrêmement réduite de 2 à 3 étages ? Je n'ai pas vu de béton pulvérisé lors du crash des avions... Bizarre, non ? C'est bien la preuve que si la charge explosive n'est pas logée au cœur du béton (par des perçages à réaliser sur toute la surface) elle n'aura qu'un effet très réduit pour sa "pulvérisation"... C'est le B-A-BA du métier d'artificier.
le Kérosène qui explose est très peu destructeur rien à voir avec les thermobariques à hydrogène qui sont ce qu'il y a de plus destructeur en arme conventionnelle (non nucléaire!)
Les artificiers ne doivent loger des charges dans le béton que parcequ'ils n'utilisent que des explosifs de contact et non pas des thermobariques (beaucoup plus puissants) qui par définition remplissent tout l'espace disponible et donc n'ont pas à être placés au contact (ils viennent au contact d'eux même)!
Le plus savoureux, c'est que cette interprétation n'a été introduite qu'après une mise à jour : au départ, le commentaire était le suivant : N'importe quoi ! si une surpression brusque est à l'origine des squibbs il faudrait donc admettre qu'elle etait suffisamment puissante pour ejecter du béton pulvérisé à 200 km/h mais suffisamment peu puissante pour ne le faire que par la fenêtre la plus fragile alors que evidemment une telle impulsion de surpression devait s'appliquer également à toutes les fenêtres d'un étage donné (il n'y avait pas de cloisons au WTC mais un immense espace de bureaux entre les colonnes internes et exterieures). ... Ces arguments sont d'un niveau consternant... mieux vaut en rire !
Tellement consternant que maintenant il les reprend à son compte !! Sans commentaire...]
Je
ne le reprend plus à mon compte et donc je confirme que ces
arguments sont d'un niveau consternant, et je ne m'explique par quel
égarement il m'a semblé un temps pouvoir les utiliser
appliqués aux thermobariques!
Pour les courageux, plus de détails
là.
Un internaute qui intervient sur différents forums m'a invité à la relecture de cet 'article' tout récent (janvier 2009) :
http://journalof911studies.com/volume/2008/TheMissingJolt4.pdf
Comme il m'a proposé cela un samedi soir et que je pensais passer enfin un WE tranquille, sans bastison, je lui ai dit que ma réponse interviendrait sous quelques semaines, comme c'est de rigueur pour la revue d'articles scientifiques...
En fait, pris par le jeu et la curiosité, je m'y suis plongé dès le dimanche matin et force est de constater que la lecture s'est vite interrompue compte tenu du niveau de ce qui y est écrit...
Les deux auteurs prétendent réfuter la théorie de Bazant et du Nist en étudiant la vidéo de l'effondrement de la tour Nord. Pour cela, ils analysent image par image, comptent le nombre de pixels, pour finalement obtenir le déplacement du toit de la tour en fonction du temps.
Leur conclusion est que le bloc supérieur subit une accélération constante ce qui est bien sûr en contradiction avec l'hypothèse des chocs successifs des différents planchers.
Cela peut être visualisé sur le
graphe qui suit, où ils obtiennent une courbe quasiment linéaire de la vitesse
en fonction du temps.
Attention : cette courbe est issue d'une première version de l'article
(nous
verrons plus bas la nouvelle version)
En effet, pour calculer cette vitesse, ils moyennent l'accélération pour chaque pas de temps depuis l'instant t0 (p8 : a=2d/t²), puis recalculent la vitesse par v=v0+at.
Or, il est bien évident
que cette accélération n'est pas constante depuis l'instant t0, en particulier
en raison des chocs entre les planchers qui se produisent. Il est donc stupide
d'en faire une moyenne pour estimer ses variations !
Je suis d'accord que cette erreur est grossière !
Même s'il est difficile d'interpréter les résultats avant t=1s compte tenu de l'imprécision des mesures, il est possible de tracer la courbe des vitesses pour chaque pas de temps par la formule vi=(di - di-1)/(ti - ti-1) (moyenne sur le dernier intervalle de temps) ou encore vi=(di+1 - di-1)/(ti+1 - ti-1) (moyenne sur deux intervalles de temps autour du point considéré)...
On obtient alors les courbes suivantes :
Vous conviendrez que ce ne sont pas
exactement celles de Mac Queen et Szamboti !!!
La courbe jaune (deuxième formule) a
bien entendu tendance à « lisser » les vitesses. Sur la rose (première formule),
on peut supposer (je dis bien supposer) que les sauts correspondent à des
impacts. Pas sur les premiers points puisque la mesure n’est pas
suffisamment significative, mais à partir de 1,5 seconde, pourquoi pas
? (ratio [précision mesure/intervalle mesuré] < 0.33 pour
la rose, < 0.16 pour la jaune à partir de 1.34s). De toute façon
MacQueen et Szamboti ne s'embêtent pas, eux, avec ce genre de considérations :
les chiffres et courbes sont donnés 'bruts de fonderie' comme autant de vérités
indiscutables !
Remarquons au passage que les sauts ont tendance à s'estomper au fur et à mesure de l'écoulement du temps, ce qui peut traduire le fait que l’inertie du plancher impacté devient faible par rapport au reste des éléments au-dessus.
Tout cela me fait dire que l'article est complètement à côté de la plaque car ensuite, les auteurs se servent du fait que leur courbe est 'lisse' pour 'démontrer' que les impacts entre planchers n'ont pas décéléré la chute du bloc supérieur !
Autrement dit, après un lissage de courbe qu'ils imposent, totalement absurde sur le plan scientifique, ils s'écrient : vous voyez bien qu'il n'y a pas de saut dans le graphe des vitesses !!!
Une analyse un peu plus détaillée là.
Et un bonus...
Après Ross, voici donc MacQueen et Szamboti comme nouveaux théoriciens de la mécanique élémentaire...
Décidément, le site "journalof911studies" est bien parti pour être élu pire site scientifique de la toile !
En tout cas, le fait que de tels articles puissent être publiés en dit long sur la qualité du comité éditorial de ce site...
Remarque : l'article des deux 'scientifiques' susmentionnés évolue chaque jour sur le site de Jones pour récupérer ce qui est encore récupérable, c'est à dire... rien. J'ai eu la bonne idée de garder en archive la première version de l'article : ça va devenir un collector !...
La nouvelle
version présente cette courbe :
Vous noterez que
McQueen et Szamboti prennent deux intervalles de temps pour lisser autant que
faire se peut les points (courbe jaune au-dessus) et se gardent bien de tracer
la courbe correspondante...
Ce nouveau lissage est tolérable car il permet d'absorber les fluctuations statistiques sans interdire au phénomène de brusque décélération de se manifester. ce dernier devrait en effet être bel et bien présent et visible sous la forme d'une nette rupture de pente (que le lissage ne peut éliminer). On ne le voit pas alors que le phénomène de rupture de pente est bel est bien perceptible sur la courbe rouge que nous présente l'auteur ici: Et un bonus...
Conclusion: l'article de McQueen et Szamboti dans sa dernière version prouve bien l'absence de décélération due aux chocs ce qui est un résultat important: la base de la pile a été soufflée si bien que l'antenne ne rencontre pas d'obstacles majeurs dans sa chute : accélération constante .
Je confirme ce résultat sans aucun traitement parasite (lissage) susceptible de produire des biais: en ajustant directement les points de la position en fonction du temps par un polynome de degré trois: le coefficient du terme d'ordre trois (variation de l'accélération) est compatible avec zéro! http://www.darksideofgravity.com/Collapse.pdf
Ou plutôt le non basculement !... (rédigé suite à la question de Marco)
Nous avions vu précédemment qu'un côté de la tour WTC2 avait été fortement affaibli et qu'elle avait eu tendance à basculer d'un côté dans les premières secondes, pour ensuite suivre un processus identique à celui de la tour 1.
Une question que se pose souvent un
observateur lambda est donc : pourquoi la tour n'a-t-elle pas
complètement basculé ?
Une première ébauche a été fournie
par Bazant et Zhou dans leur article datant de 2002 pour expliquer cela.
Mais pour comprendre ce phénomène, il est aussi possible de faire une analogie avec de la démolition contrôlée car la première partie de l'effondrement ressemble, géométriquement, à ce qui est appelé par les experts un "basculement à charnière haute".
Ce qui nous est justement dit dans cet article des 'Techniques de l'Ingénieur', c'est que lors de tout basculement provoqué par charnière, il se crée au niveau du pivot (l'endroit où la rotation se produit) une composante horizontale liée au mouvement de l'ensemble. Cette action peut atteindre 20% du poids total supporté ce qui peut nuire au basculement de la tour si les ingénieurs n'en tiennent pas compte.Comme les colonnes n'avaient pas été conçues pour supporter cette énorme composante horizontale, il est évident que les liaisons se sont rompues bien avant que le centre de gravité du bloc supérieur sorte de la ceinture périphérique constituée par les colonnes de façade. Il aurait fallu atteindre un angle d'environ 35° pour que ce centre de gravité sorte de la base de la tour.
Diversion
Là, ce ne fût pas le cas, résultat : le basculement total n'a pu se produire et la descente du bloc s'est alors poursuivie verticalement.
Faux !!
D'ailleurs, le fait que la rotation se soit interrompue montre bien qu'il y a eu une résistance à cette rotation et qu'elle a compensé l'inertie acquise précédemment...
C'est la une anomalie majeure car une fois que la pile a pivoté l'essentiel des forces s'exercant sur sa base s'appliquent du même coté du centre de gravité et par conséquent la rotation doit s'accélérer. Le contraire est une preuve très forte de forces inattendues (explosifs) qui ont contrecarré le mouvement de rotation amorcé (même si le bloc avait été en chute libre il n'aurait pas du perdre de moment cinétique et aurait du poursuivre sa rotation à vitesse angulaire constante)!
Cela prouve que les étages inférieurs ont réellement résisté et n'ont pas été "anéantis" par des explosifs ou tout autre artifice : la résistance était suffisante pour freiner le basculement mais insuffisante pour arrêter l'effondrement global.
Il est possible de voir clairement l'arrêt de la rotation sur la fin de cette vidéo...
Anomalie totale ! Rappellons que le cas de la tour Nord est encore pire puisque sa pile n'a même pas été déséquilibrée dans un sens ou dans l'autre et a poursuivi verticalement sa descente alors que son équilibre aurait dû être très instable sans la destruction préalable (démolition contrôlée) des colonnes du coeur!
Le texte de l'article lié au basculement par charnière haute... bla bla bla
1.2.3 Pour les méthodes du basculement à charnière haute
développées par le CEMEREX
Le principe du basculement à charnière haute
épouse le même processus que le basculement à charnière basse, mais avec une
ouverture située en hauteur. L’avantage de ce type de démolition réside
dans le fait que l’on peut coucher la partie supérieure d’un bâtiment dans un
espace restreint, le bas étant achevé soit mécaniquement, soit par un
foudroyage.
Toutefois, il faut savoir que pour réaliser un tel
basculement, il est nécessaire :
— de réduire au minimum le temps qui s’écoule entre la fin de
l’ouverture du coin et le début du basculement ; durée qui est liée à l’inertie
de l’élément basculé. Car, plus cette durée est grande, plus la charnière
souffre de la surcharge qu’elle encaisse après l’ouverture du coin avant. Cette
durée est également fonction de la distance d définie par la projection, sur un
plan horizontal, du centre de gravité du volume basculé et du centre de gravité
de la section charnière ;
— de s’affranchir de la composante
horizontale de réaction qui se développe sur la charnière du basculement ;
sachant que cette force est
:
• de direction opposée à celle du basculement pendant les
47 premiers degrés de rotation ;
• maximale à 27° avec pour valeur 0,2 fois
le poids de l’élément basculé (figure
3).
Dans toutes les opérations de basculements délicats, il est donc nécessaire de calculer :
— la résistance mécanique d’un
talon antirecul qui aura pour rôle de contrer la composante de recul qui se crée
dans les 47 premiers degrés du basculement ;
— la dimension de
l’espace libre de l’aire devant recevoir l’abattage, sachant que de 47° à 90° de
rotation, la composante en question change de sens (donc dirigée dans le sens du
basculement) du fait de l’augmentation de la force centrifuge qui se développe
sur l’élément basculé.
Un effondrement vertical !
Pourquoi les tours 1et 2 se sont-elles effondrées de façon parfaitement verticale, en suivant leur axe ?...
C'est une question qui m'est très souvent posée. En fait, la réponse est dans la question : les tours ont probablement été guidées par l'axe central de la construction. Comme dans un jeu pour jeunes enfants où ils empilent des anneaux sur un axe, l'ensemble de l'effondrement a très certainement suivi le "guide" que constituait le noyau central.
Il n'y a pas de guide qui tienne: cette idée est ridicule compte tenu de la présence des colonnes centrales qui des lors que la structure supérieure manifestera le moindre écart de son centre de gravité avec l'axe de la tour produiront des forces qui ne feront qu'accentuer la rotation amorcée: Bref ...l'équilibre est instable!
Cette interprétation est d'ailleurs à la base de la fameuse théorie du "pancake" où les planchers s'effondraient successivement les uns sur les autres.
La réalité est bien sûr beaucoup plus complexe et dans l'effondrement, plusieurs phénomènes ont été mis en jeu : effets dynamiques, flambement des colonnes, rupture des liaisons des planchers, etc...
bla bla bla
Cette interprétation est justifiable par les observations qui ont été faites. Sur une vidéo présentée par ailleurs, nous avions déjà vu que lors de l'effondrement de la tour Nord (la deuxième à s'effondrer), une partie du cœur est restée en place pendant quelques secondes.
Des photos qui sont moins connues, mais encore plus intéressantes, sont celles de Aman Zafar et concernent la tour sud. Elles montrent clairement qu'une grosse partie du noyau est restée bien présente au cours de l'effondrement. Vous trouverez les originales là.
Aman Zafar indique sur son site que les deux dernières photos ont été prises avec un intervalle d'environ 10 secondes. Ce délai semble exagéré compte tenu des vidéos disponibles, mais sur l'avant dernière on distingue nettement le noyau de la tour et sur la dernière on devine la partie haute qui finit de s'enfoncer dans le nuage de poussière.
Il est vraiment dommage qu'aucune
vidéo ne montre l'effondrement de la tour sud depuis cet angle, cela aurait
permis de voir précisément comment le noyau est resté érigé. Quoiqu'il en soit,
sans plus aucun élément de stabilisation (les planchers) il ne pouvait plus
tenir, même sous l'action de son seul poids propre. L'élancement devenant trop
important les colonnes ne pouvaient que céder. Pas du tout évident car le coeur de la tour était auto-portant
Or, il n'y a pas cinquante solutions
: si des explosifs ont été utilisés AVANT l'effondrement, pourquoi le
cœur ne s'est-il pas effondré en même temps que le reste ?
Quant à espérer que ces explosifs aient agi APRES l'effondrement des planchers, vu le capharnaüm, c'est bien sûr totalement illusoire.
vraiment inimaginable !! :-)
Des explosions dans les tours...
De nombreux témoignages ont fait état d'explosions survenues dans les tours, parfois avant, pendant ou après le crash des avions.
L'un des plus célèbres de ces témoins est William Rodriguez, il a sauvé plusieurs personnes à l'intérieur de la tour ce jour là. Il travaillait dans un des sous-sols et a secouru des gens qui avaient été brulés par la boule de feu qui s'était engouffrée dans les circulations verticales : escaliers et ascenseurs. Un site a été créé tout à sa gloire...
Malheureusement, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que le témoignage de cette personne est tout sauf fiable.
Evidemment puisque son témoignage ne colle pas avec la Thèse Officielle ...
Mark Roberts, qui est aux Etats-Unis LE pourfendeur des thèses conspirationnistes, a créé une page spécialement dédié aux assertions de William Rodriguez. Ses revirements, contre-vérités pour ne pas dire mensonges y sont méticuleusement recensés...
Lorsque Rodriguez a témoigné auprès de la commission on lui a explicitement indiqué qu'il n'était pas là pour parler d'explosions étranges...et on l'a interrogé sur des aspects liés aux procédures de sécurité et d'urgence...évitant donc soigneusement les questions les plus troublantes.
http://911stories.googlepages.com/home
Il est possible de lire également (en bas de page) tout un tas de récits qui montrent que du sous-sol jusqu'à l'étage directement sous le crash des avions, il est possible d'avoir tous les témoignages que l'on souhaite, aussi contradictoires les uns que les autres : certains n'ont même pas entendu l'avion et ont cru à un tremblement de terre alors qu'ils étaient une poignée d'étages en dessous de l'impact... Cela corrobore parfaitement la thèse des hologrammes : il n'y a donc pas eu d'avion sur les tours !... N'importe quoi!: la très grande majorité ont des témoignages cohérents de multiples explosions avant et après celle de l'avion (dont ils n'ont eu connaissance qu'après coup) .
Je plaisante bien entendu, mais cela montre bien qu'avec cette multitude de récits n'importe qui peut arriver à n'importe quelle conclusion.
Mark Roberts intervient souvent sous le pseuso Gravy sur le forum de la James Randi Educational Foundation (JREF). Une zone est réservée aux thèses conspirationnistes, tout y est abordé et démonté point par point. C'est une mine d'informations. Depuis plusieurs années Gravy répond sans relâche aux questions et dénonce les approximations... Son abnégation et sa patiente sont remarquables !!
William
Rodriguez, ou Bjorkman ('la recrue du mois' pour février 2009 sur le site de
Gage !) ont également posté sur ce forum pour essayer tant bien que mal de
défendre leurs positions...
Les explosions avancées par Rodriguez
et d'autres ont été expliquées maintes fois, vous trouverez
tout cela aisément sur la page de Mark Roberts, mais en gros, il y a eu la boule
de feu due au kérosène, les chutes d'ascenseurs, les conséquences des
incendies.
Aucun de ces phénomènes n'explique que les multiples explosions et dévastations occasionnées à de multiples étages notamment dans les sous sols.
Tous les détails au début de www.darksideofgravity.com/Collapse.pdf
Ross (encore lui !!) a essayé de montrer que des déflagrations avaient été enregistrées sur les relevés sismiques du 11/09.
Malheureusement c'était tout aussi
foireux que ses tentatives de calcul de mécanique des structures... Force
est de constater que son article (coécrit avec Furlong qui est intervenu lui aussi sur
le forum JREF pour défendre l'indéfendable) est encore accessible sur le site de
Jones... Cela démontre encore une fois la malhonnêteté et l'incompétence crasse
de ce site !!
Ajoutons qu'il est connu qu'en
situation de grand stress (ou non d'ailleurs), les témoignages humains sont ce
qu'il y a de moins fiable sur le plan scientifique ! Je vous propose à ce propos
quelques lectures édifiantes :
Les ovnis et les illusions du cerveau
Peut-on faire confiance à un témoignage ?
Elizabeth Loftus, une référence en matière d'étude de fiabilité des témoignages
Comment se construire de fausses croyances ?
Epistémologie
du témoignage : la dépendance épistémique de la parole des autres
La fragilité du témoignage
Les enlèvement d'humains par les extraterrestres : une triste réalité !
La vérité sur les enlèvements extraterrestres
L’irruption de mondes intermédiaires ? Le cas des Ovnis
Les théoriciens
Et ce témoignage, éloquent !!
C'est pourquoi prendre quelques témoignages allant dans un sens, tout en écartant tous ceux qui vont les contredire de manière flagrante, procède d'une grande malhonnêteté intellectuelle.Edition du 14/07/2009...
Sans parler des témoignages qui se révèlent de manière, comment dire ?... tardive !! Trouvé sur le forum des sceptiques du québec, un post de Lambert85 intégralement reproduit ici... Passionnant.
Que rajouter à cela ?
Que les criminels sont prêts à tout pour décrédibiliser des témoignages importants ...seule façon de sauver leur peau ?
Edition du 06/09/2009...
Un autre témoignage révélateur est celui de Barry Jennings (ci-contre),
décédé malheureusement en 2008...(étrange tous ces décès!) Il faut savoir que la personne qui
l'accompagnait ce jour là, Michael Hess, donne une tout autre version des faits... Sans parler du fait
que Jennings, lui même (!), est revenu sur ses déclarations peu avant sa mort... (oui tout comme ceux dont les proches et eux mêmes ont été menacés de mort)
Les
journalistes de la BBC anglaise, qui ont mené une enquête minutieuse, en ont
conclu que Jennings et Hess étaient montés dans le WTC7 jusqu'à l'étage 23,
juste après l'évacuation de 9h30. C'est l'effondrement de la tour Sud qui les a
amenés à quitter l'immeuble. Puis à 10h28, l'effondrement de la tour Nord, dont
les débris ont touché le WTC7, les a projetés à terre.
Documentaire complet en anglais
Et la version web... Lien 1 ; Lien 2 ;
Lien 3 ; Lien 4 ; Lien 5
Hess a confirmé cette interprétation.
Et pour conclure cette rubrique, quelques bruits sourds
"d'explosions" liés à la ruine d'une structure métallique.
Des sons qui se
produisent AVANT l'effondrement, le bâtiment étant en construction, non clos, et
même pas en feu !...
Trois victimes dans cet accident.
Même avec le piètre rendu du son video je fais aisément la différence avec de réelles détonations d'explosions