Les étapes de la construction
La physique contemporaine repose sur des principes de symétrie. Dans un cadre de pure relativité restreinte, la symétrie d'inversion du temps est fondamentale et génère des objets d'énergie négative solutions de toutes les équations de propagation. Dans un cadre élargi au quantique, un choix mathématique binaire pour l'inversion du temps se présente. Celle-ci peut être anti-unitaire auquel cas on peut négliger les solutions de champs d'énergies négatives ou unitaire et ces dernières étant régénérées par la symétrie doivent être prises au sérieux. La TQC a fait le choix anti-unitaire. Notre point de départ est le choix unitaire.
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Le Hamiltonien du champ le plus simple (scalaire) ne s'inverse pas sous inversion du temps unitaire. C'est une impasse à moins de sortir du cadre de la TQC en introduisant la gravitation.
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L'inversion du temps est une symétrie discrète globale qui n'a de sens que dans l'espace-temps plat de la TQC mais pas dans la théorie de la gravitation qu'est la RG. Il faut une autre théorie de la gravitation avec au minimum: la métrique de l'espace temps plate h et le tenseur d'ordre deux g qui a fait ses preuves en RG
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Ayant het g, apparaît inévitablement un autre (et un seul) tenseur g' mathématiquement relié à het g avec exactement le même statut que g. On doit donc respecter cette symétrie en faisant jouer un rôle symétrique à g et g' dans les équations de la théorie.
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On symétrise donc les équations de la théorie en ajoutant à l'action de la Relativité Générale l'action identique construite avec g'. g' s'élimine en fonction de het g . Les équations de la théorie satisfaites par g s'en déduisent en appliquant les méthodes habituelles.
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h définit un référentiel privilégié dans lequel on obtient les solutions des équations g et g'
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h impose toutes les symétries de l'espace-temps plat, y compris celle qui génère les tachyons, à g et g' qui ne peuvent prendre alors que deux formes possibles auxquelles correspondent deux secteurs de la théorie qui cohabitent.
A ce stade, l'arbre étant parvenu à maturité, il ne reste plus qu'à en tirer les fruits, c'est à dire analyser la viabilité de nos solutions, les interpréter et les confronter aux observations dans tous les cas de configuration ou on teste habituellement une théorie de la gravitation. On vérifie que la stabilité, la causalité et tous les tests à l'ordre PN du principe d'équivalence à ce jour sont respectés. Les conséquences testables de la théorie sont passées en revue dans les pages suivantes.
On me pose en permanence deux questions: comment ton travail est il perçu par tes pairs et travailles tu seul dans cette voie ?
Les physiciens non experts du domaine manifestent en majorité soit de l'indifférence soit un intérêt modéré, amusé et prudent. Quelques uns ont suivi avec intérêt. Des étudiants voudraient travailler dans cette voie. G d'Agostini a refait certains de mes calculs.
A mes débuts, certains experts m'ont beaucoup aidé à identifier les problèmes (souvent génériques c'est à dire communs à une majorité de théories alternatives de la gravité) que mon approche soulevait. Aucun n'a, à ma connaissance, cru suffisamment dans cette voie pour s'y engager et contribuer à la développer.
La théorie DG exploite l'idée de JP Petit de faire cohabiter deux métriques sur une variété et bien qu'issue d'une voie différente, DG retrouve la plupart des conséquences phénoménologiques de sa théorie des univers jumeaux. Mes discussions avec JP Petit ont été très fructueuses.
G Chardin qui suit une piste parallèle est favorable à une collaboration
Certains problèmes que j'ai rencontrés en DG avaient déjà été soulevés et traités, certaines possibilités envisagées dans des approches en général très différentes, auxquels cas je n'ai eu qu'à me référer à ces résultats dans le review que je publie et cela m'a épargné beaucoup d'efforts.